| Conférence de presse du 6 mai 2008 | ||
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2008/05/06
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Le 6 mai 2008, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse et répondu aux questions concernant, entre autres, la visite du Président Hu Jintao au Japon, les contacts entre des responsables des départements concernés du gouvernement central et le Dalaï Lama et la question nucléaire iranienne. Qin Gang : Mesdames et Messieurs, bonjour. D'abord, j'ai une nouvelle à vous annoncer. Ayant appris que certaines régions du Myanmar ont été frappées, le 2 mai dernier, par le passage d'un cyclone qui a causé de lourdes pertes dans le pays, le gouvernement et le peuple chinois y accordent une très grande attention. Le Président Hu Jintao, le Premier Ministre Wen Jiabao et le Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi ont envoyé respectivement aux dirigeants et au Ministre des Affaires étrangères du Myanmar des messages de sympathie dans lesquels ils ont exprimé au gouvernement et au peuple du Myanmar leurs profonde compassion et sincère solidarité, ainsi que leur confiance dans la capacité du peuple du Myanmar de réparer au plus tôt les pertes causées par la catastrophe et de reprendre rapidement le travail et la vie dans des conditions normales. La Chine et le Myanmar sont pays voisins et amis. Pour aider le peuple du Myanmar dans sa lutte contre la catastrophe et dans la reconstruction, le gouvernement chinois a décidé d'accorder une première aide d'urgence en espèce et en nature pour une valeur totale d'un million de dollars US. Les matériels de secours seront acheminés par la voie aérienne à Rangoon dans les meilleurs délais. Le gouvernement chinois témoigne un vif intérêt pour les personnels et les ressortissants chinois au Myanmar. Les dirigeants chinois ont exprimé leurs sympathie et solidarité aux personnels de l'Ambassade et du Consulat général de Chine au Myanmar, et à travers eux, aux personnels des entreprises chinoises, ainsi qu'aux étudiants et ressortissants chinois dans le pays. Le Ministère chinois des Affaires étrangères a démarré sans tarder les dispositifs d'urgence et maintient des contacts étroits avec l'Ambassade de Chine au Myanmar. Actuellement, l'Ambassade de Chine au Myanmar fonctionne normalement, tous les personnels sont en sécurité, et la réhabilitation de certains locaux affectés est en cours. Les personnels des entreprises chinoises et les étudiants chinois au Myanmar sont tous en sécurité. L'Ambassade de Chine n'a jusqu'ici reçu aucune déclaration de mort ni de blessé des ressortissants chinois. Voisin et ami du Myanmar, la Chine continuera à suivre de près les opérations de secours dans ce pays et à lui fournir des aides. Nous avons la conviction que le gouvernement et le peuple du Myanmar pourront réparer au plus tôt les pertes causées par le cyclone et reprendre le travail et la vie normaux dans les meilleurs délais. Maintenant, je suis prêt à répondre à vos questions. Q : L'Iran a rejeté le panier de mesures d'incitation à l'abandon du programme nucléaire proposées par la réunion des Ministres des Affaires étrangères des six pays. La Chine estime-t-elle qu'il faut intensifier les sanctions contre l'Iran ? R : Le 2 mai, la réunion des Ministres des Affaires étrangères des six pays sur la question nucléaire iranienne s'est tenue à Londres. Le Ministre assistant He Yafei y a été présent en tant que représentant du Ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi. La réunion a été l'occasion de réaffirmer la volonté des six pays de continuer à œuvrer pour le règlement de la question nucléaire iranienne par des négociations diplomatiques. La réunion a mené une discussion approfondie qui s'est soldée par un consensus sur le plan de la reprise des négociations sur la question nucléaire iranienne. La Chine soutient toujours le maintien du système international de non-prolifération nucléaire, se prononce pour un règlement pacifique du problème nucléaire iranien par des négociations diplomatiques, en vue de sauvegarder la paix et la stabilité de la région du Moyen-Orient. Cela est dans l'intérêt de tous. Pays signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), l'Iran jouit du droit à l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire et doit assumer en même temps les devoirs internationaux correspondants. La Chine a toujours travaillé pour favoriser les pourparlers et un règlement pacifique du problème, et a déployé des efforts inlassables à cet égard. Dans le contexte actuel, la Chine espère que les différentes parties concernées intensifieront leurs efforts diplomatiques et favoriseront le lancement rapide des négociations pour trouver une solution complète, durable et adéquate à la question nucléaire iranienne. Q : Dimanche dernier, des responsables des départements concernés du gouvernement central ont eu des contacts avec des représentants personnels du Dalaï Lama. Quels sont les résultats obtenus ? Le gouvernement central en est-il satisfait ? Les discussions portaient-elles essentiellement sur l' « incident du 14 mars » et les Jeux olympiques de Beijing, sans que des politiques concrètes ne soient abordées ? Les représentants personnels du Dalaï Lama ont-ils demandé à se rendre au Tibet ? Ce contact n'a duré que quelques heures, pourquoi si bref ? Pourquoi la ville de Shenzhen a-t-elle été choisie pour abriter cette rencontre ? Quand aura lieu le prochain contact ? R : Les services concernés ont déjà rendu publiques les informations sur les contacts entre les responsables des départements concernés du gouvernement central et les représentants personnels du Dalaï Lama. Pendant cette rencontre, les responsables des départements concernés du gouvernement central Zhu Weiqun et Sitar ont exposé intégralement, systématiquement et clairement notre position de principe et nos politiques. Ils ont abordé non seulement les incidents de violence perpétrés à Lhassa le 14 mars, la situation actuelle dans la ville et les principes et politiques du gouvernement central à l'égard du Tibet, mais aussi la politique que poursuit le gouvernement central à l'égard du Dalaï Lama. Je suis sûr que Lodi Gyaltsen Gyari et Kelsang Gyaltsen ont écouté attentivement les positions politiques exposées par les responsables des départements concernés du gouvernement central. Ils ont exprimé, à leur tour, leurs points de vue sur les questions concernées et ont dit qu'ils rapporteraient fidèlement les contenus de ce contact au Dalaï Lama. Les responsables des départements concernés du gouvernement central ont répondu avec patience aux questions posées par Lodi Gyaltsen Gyari et autres, et ont marqué leur accord pour un nouveau contact le moment venu. J'aimerais souligner que la politique du gouvernement central à l'égard du Dalaï Lama est constante et claire, que la porte des contacts et consultations est toujours ouverte, et que nous sommes sincères dans nos contacts avec le Dalaï Lama. Ce contact marque un nouveau commencement. Pourvu que le Dalaï Lama soit vraiment animé d'une volonté sincère et qu'il la traduise en acte, les contacts et consultations se poursuivront. Nous espérons que le Dalaï Lama tiendra sa parole, mettra véritablement fin à ses activités sécessionnistes, arrêtera de fomenter et d'inciter les actes de violence et cessera de saboter les Jeux olympiques de Beijing pour créer des conditions nécessaires aux prochains contacts et consultations. Quant au choix du lieu, je pense que c'est le contenu des contacts et discussions qui est plus important que le lieu de rencontre. Q : Selon l'Agence de Presse Xinhua, la Chine a demandé au gouvernement népalais d'adopter des mesures fermes pour protéger les locaux de l'Ambassade de Chine au Népal contre les attaques des manifestants. La Chine considère-t-elle légitime le recours à la force dans ces circonstances ? R : Conformément à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et à la Convention de Vienne sur les relations consulaires, les pays parties aux Conventions ont le devoir de protéger la sécurité et la dignité des représentations diplomatiques étrangères et de leurs personnels. Nous sommes convaincus que le gouvernement népalais peut agir en conformité avec les conventions internationales pertinentes. Q : Veuillez nous présenter le programme détaillé de la visite du Président Hu Jintao au Japon. Quels sont les accords que la Chine souhaiterait conclure avec le Japon lors de cette visite ? R : Ce matin, le Président Hu Jintao est parti pour le Japon pour y effectuer, sur l'invitation du gouvernement japonais, une visite d'Etat. Il s'agit d'une visite très significative qui marquera les relations sino-japonaises dans une nouvelle période, dont le but est de promouvoir la confiance mutuelle, renforcer l'amitié, approfondire la coopération et ouvrir de nouvelles perspectives, afin de faire avancer dans tous les domaines les relations stratégiques mutuellement avantageuses entre la Chine et le Japon. Nous comptons sur cette visite pour intensifier davantage la communication entre les deux pays et promouvoir leur coopération, plus précisément, une coopération pragmatique dans des domaines concrets. Le Président Hu aura d'amples contacts et échanges avec des personnalités japonaises de différents milieux, cela dans le but d'approfondir l'amitié entre les deux pays et les deux peuples. Nous attendons beaucoup de cette visite et nous pensons qu'il en va de même pour la partie japonaise. Ce sera très bien si l'on arrive à cristalliser et à traduire, par un document commun ou un accord issus des négociations, le nouveau consensus sur la promotion des relations de bon voisinage et d'amitié entre la Chine et le Japon ainsi que leur volonté d'intensifier la coopération dans des domaines concrets. C'est justement dans ce sens que les parties chinoise et japonaise sont en train de travailler activement. Q : Les départements chinois et japonais pertinents ont eu, jusqu'à présent, quatre tours de consultations sur l'affaire de raviolis, mais les deux parties ont donné des résultats d'enquêtes complètement différents. Quels sont les commentaires de la partie chinoise là-dessus ? Comment le Président Hu expliquera-t-il cette affaire à la population japonaise lors de son séjour au Japon ? R : Le Président Hu a déjà répondu à cette question il y a deux jours lors d'une interview conjointe qu'il a accordée aux médias japonais. Le gouvernement chinois porte une haute attention à la qualité des produits et à la sécurité alimentaire, de même qu'aux problèmes surgis dans ces domaines. Nous exprimons notre sympathie aux citoyens japonais victimes de cette affaire. Ayant mené des enquêtes sans tarder et avec une attitude hautement responsable, nous maintenons des contacts et communication avec la partie japonaise. La partie chinoise estime nécessaire une enquête de fond sur cette affaire pour s'expliquer devant les populations et les consommateurs des deux pays, en particulier les innocentes victimes. Toutefois, nous n'excluons aucune possibilité avant que la vérité ne se fasse jour. Les départements chinois et japonais concernés, en particulier les polices, doivent pour autant intensifier leurs coopération et concertations et mener des enquêtes dans un esprit calme, objectif, impartial et scientifique. Nous entendons multiplier les efforts ensemble avec la partie japonaise pour tirer au clair cette affaire le plus tôt possible. Q : A l'arrivée du Président Hu Jintao au Japon, un nombre infime d'éléments d'extrême droite ont commencé à manifester. Quel est le commentaire de la Chine sur ce sujet ? R : Nous condamnons tout acte visant à entamer et perturber le développement sain des relations Chine-Japon. Nous avons la certitude que les comportements de cette poignée de personnes ne représentent ni le sentiment d'amitié ni l'attitude amicale du peuple japonais envers la Chine et les relations sino-japonaises. Nous avons également la certitude que les efforts conjugués de part et d'autre permettront aux relations sino-japonaises de surmonter les perturbations et difficultés pour progresser sans cesse. Q : Hier, un bus s'est explosé à Shanghai. Est-ce un attentat terroriste ? Durant la période des JO, les étrangers seront-ils en sécurité à Beijing, à Shanghai et dans d'autres villes chinoises ? R : Concernant l'explosion du bus à Shanghai, les enquêtes menées par les départements compétents sont toujours en cours. Nous ne pouvons pas juger les causes ni la nature de cet accident avant que les résultats d'enquête ne soient obtenus. Je vous invite à vous adresser aux départements compétents de la municipalité de Shanghai pour les détails. Je voudrais souligner qu'en Chine, la situation sécuritaire est bonne dans l'ensemble. Le gouvernement chinois protège, en vertu de la loi, les droits et intérêts légitimes des étrangers en Chine de même que leur sécurité et leurs biens. Le peuple chinois, bienveillant et chaleureux, accueille avec enthousiasme les amis des quatre coins du monde. Dans le contexte international actuel, nous sommes conscients des risques auxquels nous sommes confrontés et de l'importance de renforcer la sécurité. Nous ne manquerons pas de renforcer les mesures de sécurité avec une plus grande vigilance, afin de créer un environnement sûr pour le déroulement des JO de Beijing qui rassurera et fascinera tous les amis étrangers venant en Chine. Q : Selon deux exilés venus du Xinjiang, le gouvernement chinois exerce une plus grande pression sur le Xinjiang, en profitant du relais de la flamme olympique. Quel est votre commentaire là-dessus ? Selon une autre source, la Chine est en train de construire une base secrète des sous-marins nucléaires à Hainan. Veillez confirmer cette information. R : Le passage prochain de la flamme olympique dans la Région autonome du Xinjiang est une fête que la population multiethnique du Xinjiang attend avec impatience. A travers le relais de la flamme, la communauté internationale constatera l'unité ethnique, la stabilité sociale et le développement économique au Xinjiang, de même que l'enthousiasme de la population multiethnique du Xinjiang pour l'esprit olympique, ce que les forces et les éléments sécessionnistes ne souhaitent pas du tout voir et ce dont ils ont peur le plus. Quant à votre deuxième question, la Chine poursuivra la voie de développement pacifique et la politique de défense nationale à caractère défensif. Elle restera pour toujours une force ferme pour sauvegarder la paix, la sécurité et la stabilité du monde. Sa politique de défense nationale et le développement de son armée ne constituent une menace pour aucun pays. Nous avons un territoire maritime très vaste. Assurer la sécurité des eaux maritimes du pays et défendre la souveraineté maritime, les droits et intérêts marins, telles sont les nobles missions des forces militaires chinoises.
Q : Face à l'épidémie de la maladie pied-main-bouche dans l'Anhui, quelles mesures la partie chinois a-t-elle prises ? R : Le gouvernement chinois suit de très près cette affaire. Les départements compétents ont pris des mesures énergiques pour prévenir la transmission de cette maladie. Concernant les détails, puisque je ne suis pas un spécialiste de médecine, je vous invite à vous adresser aux services de santé. Q : La situation récente montre une expansion rapide de la maladie pied-main-bouche. Est-ce que cette maladie risquera de se répandre du Sud vers le Nord-Est, voire jusqu'en Russie ? R : Nous adoptons une attitude hautement responsable vis-à-vis de cette question et œuvrons à circonscrire le plus possible l'étendue de l'épidémie. Quant à votre inquiétude sur l'expansion de l'épidémie jusqu'en Russie, je voudrais souligner deux points : Premièrement, le gouvernement chinois, hautement attentif, fera un maximum d'efforts pour circonscrire l'épidémie ; Deuxièmement, la Chine et la Russie peuvent développer les échanges d'informations et une coopération technique, à travers les mécanismes et les canaux tels que l'OMS. Le cas échéant, nous communiquerons la partie russe des informations concernant l'épidémie et intensifierons la coopération avec l'extérieur pour relever ensemble ce défi. En même temps, j'espère que vous pourrez renforcer votre autoprotection. Je souhaite à vous tous, à vos familles et en particulier à vos enfants, une bonne santé. Q : J'ai trois questions sur la visite du Président Hu Jintao au Japon. Premièrement, selon vous, quelle signification cette visite aura-t-elle pour la création d'un environnement favorable aux JO, puisque c'est la première visite d'un dirigeant chinois à l'étranger depuis l'incident du 14 mars à Lhassa ? Deuxièmement, le Premier Ministre Yasuo Fukuda a fait entendre qu'il aurait l'intention de participer à la cérémonie d'ouverture des JO de Beijing. Qu'en pensez-vous ? Troisièmement, des organisations soutenant le Dalaï Lama manifesteront lors de cette visite. Quel est votre commentaire là-dessus ? R : La visite du Président Hu Jintao au Japon a pour but de renforcer la connaissance et la confiance mutuelles. Les dirigeants des deux pays échangeront leurs points de vue sur de vastes questions d'intérêt commun. Sur la question du Tibet, nous espérons que le gouvernement japonais pourra comprendre et soutenir le gouvernement et le peuple chinois dans leurs efforts pour sauvegarder la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale. Nous avons noté le soutien du gouvernement japonais pour la tenue avec succès des JO de Beijing. Le public japonais des différents milieux a réservé un accueil chaleureux au relais de la flamme au Japon. Nous souhaitons renforcer les échanges et la coopération avec la partie japonaise dans le domaine des JO, afin d'assurer le déroulement sans à-coups et avec succès des JO à Beijing, en Asie. Quant à la participation des dirigeants japonais à la cérémonie d'ouverture des JO de Beijing, j'ai déjà présenté des informations sur la procédure y afférente. Le BOCOG et le CIO ont lancé conjointement des invitations à tous les comités olympiques nationaux et régionaux qui se chargent d'inviter les personnalités importantes de leurs pays et territoires respectifs. La Chine souhaite la bienvenue aux dirigeants de tous les pays aux JO de Beijing. Quant aux perturbations et sabotages perpétrés par des forces sécessionnistes pour l'« indépendance du Tibet », ils ne sont pas à comparer au courant principal ni à l'intérêt général du développement des relations sino-japonaises. Ceux qui prônent l'« indépendance du Tibet » et la perturbation du développement des relations sino-japonaises par des activités sécessionnistes pour l'« indépendance du Tibet » ne sont qu'un nombre infime de personnes. Développer l'amitié de génération en génération, telle est l'aspiration commune des peuples chinois et japonais. Un développement continu représente le courant principal des relations Chine-Japon. Les tentatives d'une poignée de saboteurs visant l'« indépendance du Tibet » sont certainement vouées à l'échec. Q : Suite à la publication par les médias britanniques des reportages sur une base de sous-marins à Hainan, des officiels britanniques ont exprimé leurs préoccupation et inquiétude à ce sujet. La Chine a-t-elle eu des concertations avec d'autres pays sur ce sujet ? R : Comme ce que je viens de dire, la Chine poursuit sa voie de développement pacifique et pratique une politique de défense nationale à caractère défensif. Les autres pays n'ont pas à s'en inquiéter, et encore moins à y faire des critiques arbitraires. Q : J'ai deux questions. M. Ma Ying-jeou a fait savoir son souhait de discuter avec la partie continentale de Chine pour cesser la « diplomatie d'argent ». Quel est votre commentaire là-dessus ? Le Ministre australien des Affaires étrangères a dit que la suspension par la Chine de la délivrance des visas à entrées multiples nuirait aux activités commerciales. Est-il vrai que la Chine a suspendu la délivrance des visas à entrées multiples ? Qu'en pensez-vous des propos de la partie australienne ? R : Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde. La partie continentale et Taiwan appartiennent tous à la Chine. Tels sont nos principes et position constants. Nous nous opposons à ce que les autorités de Taiwan se livrent aux activités prônant « deux Chine » ou « une Chine et un Taiwan » sur la scène internationale et à ce qu'elles pratiquent la « diplomatie d'argent ». Nous espérons que l'unicité de la Chine, principe reconnu universellement, pourra être observée strictement par les autres pays et toute la communauté internationale. Quant à la participation aux activités internationales, question à laquelle sont attachés les Taiwanais, nous nous prononçons pour une discussion sur ce sujet à l'issue des discussions sur un pied d'égalité entre les deux côtés du Détroit. Mais nous nous opposons fermement aux activités visant à créer « deux Chine » ou « une Chine et un Taiwan » sur le plan international. Nous avons donné plusieurs fois nos explications concernant les visas à entrées multiples. Il n'est pas question de suspendre complètement ce type de visas. Selon l'usage des éditions de JO précédentes, les pratiques internationales habituelles dans l'organisation des grands rassemblements sportifs et les lois et règlements chinois, nous avons fait certains arrangements. L'objectif est d'assurer que nous aurons un environnement sûr. La politique de l'ouverture sur l'extérieur du gouvernement chinois ne changera pas. La Chine sera ouverte comme toujours à tous les peuples du monde et nous serons heureux de les accueillir en Chine pour le travail, les études et le tourisme. Q : La politique de visa pratiquée actuellement est-elle temporaire ou perpétuelle ? R : Cette politique se pratiquera encore pour un certain temps, je pense. Bien contrôler la délivrance des visas permet d'assurer la sûreté de l'Etat et la sécurité des étrangers venus de l'extérieur du territoire chinois, tel est notre principe constant. La politique de visa est au fond une question relevant de la souveraineté d'un pays. J'espère qu'on témoignera de compréhension et de coordination à cet égard. Sur la question des visas, vous savez tous que, par rapport à d'autres pays, notre système de visas est beaucoup plus pratique. Par exemple, nous n'avons pas demandé à ceux qui entrent sur le territoire chinois de laisser leurs empreintes digitales ou de se soumettre à un balayage de l'iris, n'est-ce pas ? Vous pouvez faire des comparaisons là-dessus. Q : Selon des médias de Hong Kong, durant la visite du Président Hu Jintao au Japon, les parties chinoise et japonaise auront probablement la possibilité de trouver une solution à leur divergence sur la question de l'exploitation de la mer de Chine orientale. Qu'en pensez-vous ? R : A cette question, le Président Hu Jintao a déjà donné sa réponse avant-hier devant les médias japonais. C'est la réponse qui fait autorité. Jusqu'à présent, rien n'a changé. Si vous n'avez plus d'autres questions, la séance est levée. Je vous remercie de votre présence. Au revoir ! |
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